Échouer avec succès.

Il y a quelques jours, je tombe sur une interview d’une jeune femme qui explique son parcours professionnel. Lorsqu’elle parle de sa scolarité, elle mentionne une personne qui semble avoir eu beaucoup d’influence sur ses choix : la conseillère d’orientation. Cette femme l’aurait convaincue de ne pas poursuivre ses rêves et de se diriger vers un parcours beaucoup plus classique

Des histoires comme celles-ci, nous en avons certainement tous des dizaines à raconter. Avec le recul, les conseillers d’orientation semblent pourtant être les coupables idéaux pour endosser la responsabilité de nos échecs. Pire, ils deviennent malgré eux les responsables des échecs du système scolaire, de la société et des différents gouvernements successifs. Pourtant dans cet article, je ne vais pas revenir sur le rôle de celles et ceux que l’on appelle désormais les “Psychologues de l’Éducation Nationale”. Des dizaines d’articles leurs donnent d’ailleurs la plume pour s’exprimer, eux, qui semblent être les plus détestés de France.

Finalement, des “conseillers d’orientation”, nous en rencontrons toute notre vie et dans différents contextes. Les parents sont les premiers, en projetant leurs peurs et leurs traumatismes les plus profonds. Par la suite, des amis, des membres de notre famille ou de parfaits inconnus nous donnent des conseils. On ne nous apprend pas à accueillir ces conseils comme de simples conseils et non pas comme des cartes toutes tracées pour s’orienter dans nos vies.

 

L’apprentissage par l’erreur et non pas par la peur.

La hantise de l’erreur avec laquelle nous avons, pour beaucoup, dû cohabiter est un des meilleurs exemples de l’expression des traumatismes de nos parents. Pourtant l’erreur est le plus utile des enseignants. Il faut pourtant accompagner nos enfants dans ce concept et les aider à embrasser l’erreur comme faisant partie du processus normal d’apprentissage, sans qu’ils soient tétanisés à l’idée de se tromper.

Angela Duckworth, dans son livre Grit, parle de l’importance de parents “bienveillants, aimants mais demandeurs”. Ce sont des parents qui vont guider leurs enfants à faire des choix et s’y tenir. Les résultats donnent des enfants plus à mêmes de réussir ce qu’ils entreprennent.

Nombreux sont les parents qui réduisent à néant les rêves de milliers d’enfants par leur comportement, au lieu de développer leur pugnacité, leur résilience et de les accompagner dans la réalisation de ces derniers. Pourquoi attendre la permission de rêver ?

N’aurions-nous pas intérêt, nous parents, à éduquer nos enfants à être plus combatifs, plus tenaces, plus confiants ? Peut-être même qu’ils ont déjà toutes ces qualités en eux lorsqu’ils naissent, et que nous, parents, sommes ceux qui les refrénons ?

Je suis désormais papa et chaque jour, je me demande comment je peux rendre mon enfant le plus épanoui, le plus indépendant et le plus confiant possible. Peut-être que ce questionnement est la première marche vers son épanouissement.

J’espère qu’il ne me demandera jamais la permission de rêver.


Wissame

 

 

 

 

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