Je suis Wissame Cherfi.

Contrairement à la plupart des gens du métier, je n’ai jamais un jour rêvé devenir réalisateur de films et de documentaires. Cela m’est tombé dessus un peu par hasard. D’ailleurs, je considère la processus de production audiovisuel être un outil au service de l’histoire que l’on veut raconter. 

Après la lecture du livre de Bronnie Ware, The Top Five Regrets of the Dying, je me suis décidé en 2012 à plaquer mon boulot dans une entreprise américaine pour poursuivre l’un de mes rêves : devenir réalisateur. Je passerai ensuite plus de 8 ans à produire du contenu vidéo en indépendant pour des agences de publicité, des grandes marques, des entreprises ou des entrepreneurs.

Je suis réalisateur depuis plus de dix ans. Je suis storyteller depuis 2012. Mais mon amour pour les histoires personnelles remonte à mon enfance. Je passais déjà beaucoup de temps avec des personnes plus âgées. J’adorais écouter leurs histoires, leurs anecdotes, leurs souvenirs. J’étais littéralement transporté. Et puis, j’apprenais tout un tas de choses qu’un gamin de mon âge ne devait certainement pas connaître.

Depuis que j’ai 15 ans, des personnes d’âges, d’origines et de classes sociales différent(e)s viennent à moi et me partagent leurs histoires personnelles. Cela m’arrive encore aujourd’hui. Dans le bus, dans la rue, lors d’événements. Ils se sentent à l’aise et se livrent facilement. Ce n’est qu’à partir de 2012, lorsque je me suis consacré aux vidéos, que j’ai compris que je pouvais utiliser ce « don » naturel, à mon désir de raconter des histoires émouvantes etproduire un contenu vidéo puissant et inspirant.

J’ai joué au football pendant près de 14 ans entre l’âge de 5 et 19 ans. D’abord en tant que joueur, j’étais gardien de but. Et puis en tant qu’entraîneur, j’avais une belle expérience à transmettre à tous ces gamins qui rêvaient tous, un jour, de faire du football leur métier. Cela peut vous sembler assez étrange que je le mentionne ici, mais le football étant un sport d’équipe, j’ai appris énormément sur les dynamiques de groupes, la motivation, la recherche de performance, l’entraînement, la persévérance, les habitudes, les échecs, les peurs et les blocages mentaux de manière générale.

En trouvant mon métier de réalisateur, j’ai aussi trouvé comment mettre à profit tout ce que j’avais pu apprendre jusque-là. Je voyais dans ma capacité à raconter en vidéo les histoires d’inconnus et en les diffusant sur internet, un pouvoir exceptionnel. Je pouvais toucher des personnes, leur procurer des émotions, les transporter. Les transporter pendant quelques instants dans les chaussures d’un ou d’une autre. Je montais mes vidéos à l’instinct. C’est d’ailleurs à l’instinct que je fonctionne pour énormément de mes choix de vie.

Un soir de décembre 2015, j’ai eu le besoin de comprendre de manière pratique et concrète ce qui se cachait derrière un storytelling réussi. J’ai appris au fil des moins autant que j’ai pu sur le sujet et ses explications scientifiques, poussé par un désir obsessionnel de comprendre, d’apprendre et de perfectionner mon art.

Et puis, par un hasard qui je crois n’en est pas un, je me suis lancé dans la préparation de mon premier film documentaire. J’avais pourtant indiqué sur ma « bucket-list » de 2015, noir sur blanc. « Faire un film dans les 10 ans« , mais je ne m’attendais pas à y parvenir si tôt. Enfin, presque…

Kostas, pêcheur grec lors du tournage du documentaire "No Way Back" (2016)

Ce documentaire, c’est une histoire assez rocambolesque d’un Syrien qui a traversé la mer Égée à la nage entre la pointe turque et la pointe grecque. Alors que nous avions filmé les prémisses de cette histoire en Grèce, tout s’arrête brutalement. De gros soucis de santé me poussent à abandonner, laissant une trace indélébile dans mon cœur.

Je veux désormais me concentrer sur la transmission. Transmettre pour que d’autres puissent comprendre, pour peut-être apprendre de mes succès et surtout de mes échecs. J’ai énormément de choses à partager, mais ce que j’ai compris sur le storytelling et son impact est pour moi une sorte de révélation. J’ai commencé à le faire via un podcast, Autour Du Feu, dans lequel je raconte des histoires courtes aux morales dissimulées. Et puis, je continue sous forme de conversations avec moi-même, ça s’appelle Face Au Doute. Comme je parle deux langues couramment, j’ai choisi de ne pas choisir la langue principale. Le podcast a un frère jumeau anglais qui s’intitule Facing Doubt.

Quoi mieux qu’un livre pour transmettre ? Je viens de publier mon premier livre, « La musique qui vient de mon cœur ». C’est un livre témoignage qui parle d’identité, de masculinité, de paternité. De tous ces chamboulement qui arrivent dans une vie. Certains arrivent parfois trop vite. D’autres pas assez. Et puis en fil rouge le récit de mon combat contre la maladie.

⭐️ OFFRE SPÉCIALE ⭐️ — Pour la sortie de mon livre, téléchargez gratuitement les deux premiers chapitres.

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