Je rejoins le club très fermé des 25 %.

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Le 12 octobre 2020, soit un mois jour pour jour après avoir fêté mes 32 ans, on vient de me retirer ma chambre implantable. Pas plus grande qu’une pièce de deux euros, elle est en place au niveau du thorax et facilite les injections intraveineuses sans avoir à constamment piquer les bras du patient. Cette intervention chirurgicale courte est symbolique puisqu’elle marque mon passage dans “le club très fermé des 25%”.

Les statistiques officielles sont effrayantes – les risques de rechute pour les patients atteints du cancer sont de l’ordre de 75% dans les deux ans qui suivent la fin de la chimiothérapie.

Lorsque le chirurgien referme la plaie et me tend victorieusement ce petit bout de silicone tout sourire, le soulagement est total. L’émotion est forte. Une fois dans le vestiaire à l’abri des regards, je prends le temps de refléter la situation.

Je ne suis plus malade.

Aux yeux du monde médical, mon état de santé est stable depuis assez longtemps et ne nécessite donc plus la cohabitation forcée avec cet intrus. C’est psychologiquement que ce lundi 12 octobre 2020 me fait passer une étape importante. En retirant ce cathéter, c’est aussi le dernier lien physique et psychologique au cancer qui s’en va. Libération.

Alors pour tout(e)s celles et ceux qui passent une journée, une semaine ou une année difficile, sachez que derrière chaque montagne qui se dresse devant vous se trouve certainement un cadeau extraordinaire. 

Si vous ne connaissez pas encore le récit de ma maladie, je vous laisse vous diriger vers ce lien pour en découvrir un peu plus.

Wissame