Mon père m’a raconté une histoire qui a changé ma vie.

Cette histoire, mon père ne me la racontera qu’une seule fois, pourtant je m’en souviens dans ses moindres détails encore aujourd’hui, soit 15 ans après l’avoir entendu…

On est en 2005, une après midi d’avril, j’ai alors 17 ans. Mon père et moi passions à l’époque, énormément de temps ensemble et ce depuis mon plus jeune âge. En grandissant et comme la plupart des gamins de mon âge, je préférais passer du temps avec mes amis, délaissant nos sorties rituelles.
En bon observateur, il avait cerné que certains de ces amis avaient une influence négative voire toxique sur moi. Il avait plusieurs fois tenté de m’en alerter, faisant à chaque fois face à un mur impénétrable qui ne voulait rien entendre.

 

Cet après midi-là, il choisit une stratégie différente pour me montrer son inquiétude et me pousser à l’action…

 

[J’ai étoffé quelque peu l’histoire originale racontée par mon père qui était beaucoup plus simpliste dans sa forme orale. Je prépare actuellement un court métrage basé sur cette histoire. Je vous mettrai le lien lorsqu’il sera prêt. Bonne lecture.]

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Sur les doigts d’une main.

 

On raconte qu’un fils, rentrait tous les jours à la maison et racontait à sa famille les exploits qu’il venait d’accomplir avec ses amis.

Chaque jour, il se pavanait d’avoir énormément d’amis, tellement d’amis qu’il se savait apprécié de tous.

Et chaque jour, lors des repas familiaux, il racontait des histoires abracadabrantesques qui captivaient tous les membres de la famille attablés.

Un soir le père, qui l’observe une énième fois raconter ses exploits, lui demanda.

 

— Dis-moi mon fils, est-ce que tu penses vraiment que tous sont véritablement tes amis ?
— Bien sûr, je te le garanti !
— Comment peux-tu en être aussi certain ?
— Ils sont là pour moi, quoi qu’il arrive. J’en suis persuadé. Ils me l’ont dit !

 

Le père le regarde sans dire un mot, dubitatif. Le repas se prolonge, rythmé par les histoires du fils. Il faut dire qu’il sait particulièrement bien les raconter. Il sait captiver son public qui semble littéralement boire ses récits.

 

Un matin très tôt, le fils est réveillé en pleine nuit. Lorsqu’il ouvre les yeux, il découvre son père, apeuré, qui lui demande de s’habiller rapidement et de le suivre.

 

Lorsque le fils demande ce qu’il se passe, le père lui demande de rester discret et de le suivre sans dire un mot.

 

Le fils s’habille à la hâte, prend les clés de sa voiture et partent tous deux dans la nuit sans faire le moindre bruit.

 

Dans la voiture, un lourd silence règne. Ni le père ni le fils ne prononcent un mot. Seul le père, assis sur le siège passager, donne des indications à son fils pour le diriger.

À plusieurs reprises le fils tente de lancer la conversation pour savoir ce qu’il se passe. Son père ne répond pas. Il parait tourmenté, comme vidé de son âme.

 

— Papa, que se passe-t-il ?
— Roule mon fils, ne dis rien. S’il te plait.
— Mais où va-t-on ? J’ai le droit de savoir !
— Roule, tu comprendras une fois sur place…

 

Le père demande au fils de se garer sur le bas côté et d’éteindre ses feux. Le fils regarde par le pare-brise et reconnaît le jardin collectif ou son père l’emmenait tant lorsqu’il était plus jeune. Lui et ses six frères et sœurs vivaient dans un petit appartement modeste des quartiers populaires parisiens. C’était l’occasion pour la fratrie de se confronter à la terre, les plantes, les fruits et la verdure. C’était un endroit qu’il appréciait tout particulièrement lorsqu’il était gamin.

 

— Pourquoi est-ce que tu m’emmènes au jardin en plein milieu de la nuit ?
— S’il te plait, ne pose pas de questions. Viens et suis-moi !

 

Le père sort de la voiture, le fils le rejoint quelques secondes plus tard, marchant au pas. Ils passent devant tous les jardins des autres membres du terrain communal, tous deux marchent en silence en direction du cabanon familial. Seul le bruit des chaussures sur le sol brisent le silence.

 

Une fois arrivé au cabanon, le père entre la clé dans la serrure et ouvre la porte. Il demande à son fils de rentrer rapidement avant de refermer la porte à clé derrière lui. Puis, il allume une petite lumière d’appoint non loin de là.

 

Lorsque la lumière s’allume, le père se tourne vers un sac-poubelle noir jonché sur le sol.

 

— Papa, ça suffit, dis-moi ce qu’on fait ici !
— Écoute, je ne voulais pas te le dire avant d’arriver pour pas que tu ne prennes peur…
— Arrête ton suspense à deux balles, dis-moi ce qu’on fait ici !

 

Le père regarde son fils sans dire un mot, soupire puis baisse la tête. Il pointe du doigt le sac sur le sol et dit à la manière d’un enfant :

 

— Dans ce sac, il y a… J’ai… Écoute, ne… ne panique pas s’il te plaît… Dans ce sac il y a le…, il déglutit avant de reprendre, le corps du voisin, tu sais celui à l’entrée du jardin…
— Quoi ?, répond le fils qui semble complètement désorienté et choqué.
— Tu sais, celui qui avait arraché mes pieds de tomates l’an dernier.
— Qu’est-ce que tu me racontes ?, répond le fils désemparé.
— Lui et moi avons eu discussion houleuse. On en est… on en est venu aux main et je l’ai…, le père marque un léger temps de pause.
— Et tu l’as quoi, papa ? Dit le fils en fronçant les sourcils, la respiration coupée.
— Je l’ai… tout s’est passé si vite. Il est venu me provoquer, encore une fois. À me narguer, m’insulter. Cette fois j’étais fatigué, je n’ai pas réussi à contrôler ma colère. Il m’a poussé à bout, j’ai pris la bêche et je l’ai frappé au visage. Je n’ai pas calculé. C’est parti tout seul…

 

Le fils regarde son père cette fois sans dire un mot, la bouche entre ouverte. Il semble sonné par la nouvelle.

 

— Ne me dit pas qu’il est… Je veux dire… Non c’est pas possible, pas toi papa ?
— Écoute, je suis aussi choqué que toi de ce qu’il s’est passé. Je n’ai pas su me contrôler. Mais le mal est fait. Je ne peux pas revenir en arrière.
— Il faut appeler la police, tout de suite et…
— Non !, répond fermement le père. Personne n’appellera la police !
— Quoi ? Mais t’es devenu fou ! Bien sûr qu’il faut les prévenir, tu viens de tuer quelqu’un papa ! Un être humain !

 

Il sort alors son téléphone et le déverrouille. Le père voyant la situation dégénérer tente de raisonner son fils.

 

— Fils, si tu m’aimes remet ce téléphone dans ta poche. Je t’en supplie.

 

Le père regarde son fils dans les yeux, il est au bord des larmes.

 

— Je t’en supplie, je ne vais pas finir ma vie en prison pour une erreur…
— Papa, tu as tué un quelqu’un. Tu te rends comptes ? Comment tu veux te sortir de cette situation ? Et comment oses-tu me mettre dans cette situation pareille ? On va tous les deux finir en prison !

 

C’est la première fois que le fils voir son père dans un tel état. Le papa sèche ses larmes et reprend peu à peu ses esprits et dit.

 

— C’est pour cela que j’ai besoin de ton aide. Tout s’est passé ici, dans le cabanon. Il était déjà tard, nous… nous n’étions que tous les deux. Après l’avoir frappé, j’ai essayé de sentir son pou. J’ai compris que j’avais commis l’irréparable. Je l’ai ensuite mis dans ce sac-poubelle… Ça m’a pris deux heures, il est tellement lourd. Je suis épuisé ! J’ai passé ensuite du temps à nettoyer, il y avait du sang partout dans le cabanon.
— Arrête, c’est horrible, pourquoi est-ce que tu me mets dans ces histoires ?
— Parce que tu es mon fils et parce que je te fais confiance aveuglement. Et tu es le seul qui puisse me sortir de cette situation.
— Non, mais tu es complètement dingue !, répond le fils en faisant les cents pas dans le cabanon.

 

À ce moment précis, le papa sait qu’il n’a d’autres choix que de convaincre son fils qu’ils seront désormais tous les deux liés à vie par ce terrible secret. Il leur est impossible de faire machine arrière. Même si le fils s’en va, il sera considéré comme le complice principal lorsque l’enquête rendra le père responsable.

 

— Fils, s’il te plait. Tu sais que j’ai toujours été là pour toi. À chaque fois que tu en avais besoin.
— Arrête de me manipuler, tu crois vraiment que ça va fonctionner ? Là, c’est pas un service que tu me demandes !
— Je ne te manipule pas, mais qui va prendre soin de tes frères et soeurs si je vais en prison ? Ou de ta maman ? Je ne peux pas aller en prison. Je ne veux pas. J’ai besoin de toi fils. Il faut que tu me sortes de là !

 

Le fils se prend la tête dans les mains et continue à faire les cents pas sans dire un mot. Il semble totalement perturbé par la discussion. Son père, lui, reste sans bouger, devant le sac plastique noir gisant sur le sol.

 

— Écoute, dit le père. J’ai pensé à toutes les possibilités, il faut qu’on se débarrasse du corps.
— Quoi, mais tu te moques de moi ? “Se débarrasser du corps”, mais on est pas dans un film là papa ! C’est la vraie vie ! Qu’est-ce que tu racontes !
— Fils, écoute-moi, regarde-moi…, regarde moi s’il te plait !

 

Le père saisit son fils par les épaules, alors que ce dernier ne veut pas le regarder dans les yeux.

 

— Regarde-moi, je t’en prie. Regarde-moi, s’il te plait. Tu crois vraiment que cela me fait plaisir de t’embarquer dans cette situation. J’ai fais une erreur, je le sais. Mais je ne vais pas vous faire payer le prix à tous de cette erreur. Ce serait une double peine. Et puis, le vieux voisin est seul. Il n’a pas d’enfants, pas de femme, aucune famille. Il vivait dans son cabanon toute l’année. Tout le monde le croit fou, ils penseront qu’il a décidé de partir, voilà tout. Personne n’en saura rien à part toi et moi.

 

Le fils relève la tête et regarde son père dans les yeux sans dire un mot. Son visage est rempli de peur et de dégout. Le papa continue.

 

— Écoute-moi, s’il te plait fils. Il n’y a pas d’autres solutions. Il faut agir vite, le jour va bientôt se lever. Nous n’avons que quelques heures devant nous. On n’a pas beaucoup de temps. On va emmener le corps dans la forêt où on allait se promener quand tu étais petit.

 

Le fils fait un pas en arrière et assène à son père.

 

— Arrête, je ne peux pas. Tu es en train de flinguer mon avenir. Non, non… Moi je m’en vais !

 

Alors que le fils se dirige vers la porte, son père l’empêche de sortir.

 

— Qu’est-ce que tu vas faire, tu vas me mettre un coup de bêche à moi aussi ?
— Arrête fils, reste, s’il te plait… Je t’en supplie. Tout seul je ne peux pas m’en sortir. Sans toi je suis fichu.

 

Le fils, regarde son père pleurer, impuissant. C’est la première fois qu’il le voit dans cet état. Le père part s’asseoir sur une chaise non loin du sac-poubelle et cache son visage par pudeur. Le père lui fait signe de la main, un signe pour lui dire de partir s’il le souhaite. Le père, lui, attendra ici, assis, l’arrivée de la police.

 

Le fils réfléchit et fait face au plus gros dilemme de sa jeune vie. Il ouvre la porte et part du jardin familial. Il rejoint la voiture et met la clé dans le contact. Il enclenche la première vitesse sans appuyer sur l’accélérateur, le regard intense plongé dans le vide. Il pleure à chaudes larmes et crie de toutes ses forces dans la voiture.

 

Il coupe le contact et marche en direction du cabanon à nouveau. Le fils, une fois de retour dans le cabanon, regarde son père et lui demande ce qu’il doit faire.

 

— Merci, fils, dit le père, son visage retrouve quelques couleurs. Écoute, je suis épuisé après l’avoir déplacé dans ce sac-poubelle. Il fait au moins 100 kilos. Toi, tout seul tu ne vas pas pouvoir le porter et creuser seul le trou pour l’enterrer avant le lever du soleil. Et moi, je suis tellement fatigué que je ne peux pas t’aider. Appelle tes amis, ils vont venir nous aider. À plusieurs on peut régler cette histoire rapidement.
— Quoi ?
— Oui, appelle tes amis, tu m’as dit que si tu avais besoin ils viendraient t’aider.

 

Le fils marque un temps de pause. Il réfléchit puis se tourne à nouveau vers son père.

 

— Oui, c’est vrai, tu as raison.

 

Le fils parcourt son répertoire et contacte le premier ami. Aucune réponse. Puis le second. Pareil. Le fils tombe sur la messagerie vocale. Il parcourt de nouveau son répertoire et en appel un troisième, qui lui répond furieux que “ce n’est pas une heure pour le dérangeravant de raccrocher sans que le fils n’ait pu dire un mot. Il en appelle un quatrième, un cinquième, un sixième…

 

Aucun ne répond favorablement, d’autre ne décroche même pas. Et puis, arrivé au dixième numéro, une voix rassurante lui dit :

 

— Donne-moi l’adresse par message. J’arrive dès que possible !

 

Le fils annonce la nouvelle à son père, leur redonnant espoir à tous les deux.

 

Trente minutes plus tard, alors que les deux sont assis sans se dire un mot dans le cabanon, ils entendent un bruit de moteur qui se rapproche. Le fils sort du cabanon et referme la porte rapidement pour rester discret. Il va saluer son ami qui demande sans se faire attendre des précisions sur ce qu’il se passe.

 

Le fils lui demande de le suivre, ils vont discuter dans le cabanon à l’abri des regards.

 

Une fois sur place, ils sont tous les trois devant le sac-poubelle gisant le sol. Le père raconte ce qu’il s’est passé et le fils apporte quelques détails supplémentaires. Le papa explique le plan auquel il a pensé. Amener le corps dans le coffre de la voiture, le conduire dans la forêt non loin et l’enterrer avant le lever du soleil.

 

L’ami se prend la tête dans les mains, il ne dit pas un mot. Silence sous le regard de deux autres. Il reprend ses esprits avant de dire.

 

— D’accord, faisons vite ! Si le vieil homme n’avait qu’un vélo, il faudra s’en débarrasser aussi. Il faudra prendre également toutes ses affaires dans le cabanon pour faire comprendre aux résidents qu’il est parti de son plein gré.

 

Les trois s’activent. Le père referme la porte du cabanon pendant que les deux autres peinent à porter le sac-poubelle. Le père hâte le pas et les dépasse pour les devancer et pour ouvrir le coffre de la voiture. Les deux jeunes garçons y placent le corps non sans difficulté avant de le refermer.

 

Tous les trois montent en voiture. Le fils conduit, il connait le chemin de cette forêt qui a pendant très longtemps été sa zone de jeu préférée. Pas un mot ne sera échangé pendant tout le trajet entre les trois, pas un seul. La peur se lit sur les visages.

 

Une fois arrivé sur le chemin amenant vers la forêt, le père guide les pas des deux autres avec une lampe torche. Le père porte deux pelles, les deux amis le corps. Tous les trois s’avancent dans la nuit. Le père s’arrête abruptement et décide d’une zone en retrait où personne ne vient se promener. L’endroit parfait pour y disposer le corps.

 

— C’est ici qu’on va l’enterrer !

 

Le fils et son ami se mettent au boulot sans perdre une minute. Le père éclaire la zone avec sa lampe torche, tandis que les deux amis s’épuisent à creuser le sol dur et aride. Une fois un trou de bonne taille creusé, le père leur demande de faire glisser le sac-poubelle dans le trou. Ils s’exécutent sans broncher.

 

Une fois le corps disposé dans le trou, les deux amis prennent quelques secondes pour réaliser ce qu’il est en train de se passer. Ils sont désormais trois impliqués dans le meurtre et la dissimulation du corps de ce vieil homme.

 

Le fils et son ami sortent du trou à la hâte et commencent à recouvrir le sac-poubelle avec le tas de terre qu’ils viennent d’amasser quand soudain…

 

— Arrête, fils ! Arrêtez tous les deux !, crie le père.
— Mais papa, on doit faire vite ! Il va faire jour dans moins d’une heure !
— Non arrêtez je vous dis ! J’ai oublié un détail important.
— Quoi ? Mais tu es fou !
— Arrêtez je vous dis !

 

Les deux amis se regardent avant de se retourner vers le père qui poursuit.

 

— Ouvre le sac, fils.
— Quoi ? Non jamais, je ne veux pas voir son visage !
— Ouvre le sac. J’ai oublié quelque chose d’important. Dans la bagarre il m’a frappé et j’ai saigné. Il en avait un peu sur la main droite et sur sa chevalière. On pourrait tous nous incriminer si jamais la police découvrait le corps. Il faut lui nettoyer la main droite avant de l’enterrer.

 

Le fils négocie de longues minutes avant de s’exécuter. Il ouvre doucement le sac-poubelle, ayant peur de cette rencontre macabre. Et puis, en ouvrant un peu plus le sac, il s’écrie.

 

— Quoi ? C’est quoi ça ? Un mouton ! Tu te moques de nous ?
— Non, fils. Je ne me moque pas de vous, reprend le père d’un ton sur de lui. Tu ne rêves pas, dans ce sac, j’y ai mis un vieux mouton qui est mort récemment. Ce n’est pas le voisin, que Dieu me préserve d’une erreur comme celle-ci !
— Mais pourquoi est-ce que tu nous as menti ? Et pourquoi toute cette comédie ? Alors que le fils est furieux, son père le coupe devant les yeux ébahis du troisième.
— Fils, je me devais de te donner une leçon ! Toi qui clames haut et fort, chaque jour, chaque minute, chaque seconde que tu as des amis, beaucoup d’amis, je viens de te donner une leçon ! Ce jeune homme, debout à côté de toi, lui et lui seul est ton véritable ami. Sache que dans la vie nous ne pouvons compter que sur quelques personnes. Tu pourras compter tes vrais amis sur les doigts d’une main. Une seule. Crois-moi !

 

Le fils, assis sur le sol, prend quelques minutes avant de reprendre ses esprits. Il s’est calmé et il prend son père dans ses bras. L’ami, lui, reste complètement abasourdi par l’issue de la situation. Tous les trois rebouchent le trou et repartent en direction du cabanon, avec le sac-poubelle dans le coffre.

 

“Un homme averti en vaut deux”.

 

Wissame Cherfi

 


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