Le Syndrome de l'Imposteur

Le Syndrome de l’Imposteur, le révélateur d’un problème plus profond.

Le Syndrome de l’Imposteur : Comment l’identifier, traiter ses causes et s’en libérer (partiellement) ?

 

Pendant très longtemps, lorsqu’on me faisait un compliment sur une de mes réalisations, j’avais tendance à minimiser ces compliments. Pire, je minimisais mon rôle en indiquant que c’était pas si extraordinaire… Je me retrouvais très souvent gêné voire angoissé à l’idée de répondre à ces compliments…

 

Lorsque des amis venaient manger à la maison, certains me demandaient de mettre sur la télé du salon une de mes dernières vidéos… Je sentais une énorme angoisse monter en moi… Une sorte de honte indescriptible. Je trouvais rapidement une excuse et je leur demandais de regarder seuls, une fois rentrés à la maison… J’insistais sur le fait que ce diner était l’occasion pour nous tous de discuter de la vie de chacun et pas de se focaliser sur mon travail. Cette petite entourloupe me permettait de m’échapper de cette situation inconfortable la plupart du temps.

 

J’ai longtemps cru que c’était la modestie qui me poussait à réagir de cette façon. Je normalisais cette réaction, je pensais que c’était ma nature. Et puis, j’ai découvert en 2017 un article qui parlait du Syndrome de l’Imposteur

 

Je venais tout juste de me remettre de mon premier cancer, j’étais dans un questionnement important sur ce qui venait de m’arriver, ce que je voulais faire, qui j’étais et je suis tombé, par hasard, même si je ne pense pas qu’il y est de hasard… sur une publication qui s’intitulait ‘Le Syndrome de l’Imposteur’… À l’époque je lisais beaucoup d’articles de psychologie et de neuroscience, ça me fascinait.

 

Attiré par le titre, je me suis mis à lire de longues heures sur le sujet… J’ai compris que ce syndrome m’affectait moi aussi !

 

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi au juste ?Imaginez que vous venez de peindre un tableau, tout le monde vous dit qu’il est magnifique et vous, vous vous laisser convaincre que c’est un coup de chance, que c’est pas trop mal, que c’est grâce à tel ou tel artiste qui vous a inspiré…
Vous minimiser votre talent mais surtout vos efforts… Pire, vous avez l’impression d’être un imposteur et de duper les personnes en face de vous.


Je me suis retrouvé nez à nez avec une description de ce que je vivais à chaque fois que je devais parler de mes créations. C’est là que j’ai entamé un travail sur moi-même afin d’analyser les sources de cet angoisse permanente et tenter de la dompter pour pouvoir, peut être, m’en débarrasser.

 

Qui souffre de ce syndrome ?


Il se développe surtout chez les autodidactes, les personnes qui se sont lancées sans filets hors de leur zone de confort et qui à un moment donné, doutent de leurs capacités, de leurs idées… Ce doute peut être tel que vous pouvez avoir des crises d’angoisses. Il peut aussi bloquer votre créativité en vous empêchant de diffuser ce que vous faites… De chercher à le perfectionner de manière maladive.

 

En analysant les possibles causes de ce symptôme sur moi, je me suis rendu compte qu’il avait deux origines.

 

La première, interne. Liée à moi et à ma façon de penser en général, gérer mes émotions, mes peurs, mes doutes.

La deuxième, externe. Influencée par mon environnement proche depuis mon enfance qui m’a transmis ses peurs.

 

 

On parle très souvent de développer son estime de soi et sa confiance pour se libérer de ce syndrome… Dans mon cas, il s’agissait également d’un perfectionnisme poussé à l’extrême, voire maladif… D’ailleurs, chaque fois que je publiais une vidéo, je n’étais pas totalement satisfait et je me disais que j’aurais pu faire bien mieux…

 

Il y a une technique en particulier qui a, pour moi, débloquée énormément la situation. Je me suis rappelé à mon pourquoi.

Je me suis rappelé les raisons qui m’avaient poussées à démarrer mon activité, à l’avoir fait évoluer en mettant l’accent sur de l’accompagnement d’entrepreneurs et de transmission. Cette question du pourquoi est capitale pour moi, encore aujourd’hui… Elle permet de se recentrer sur les raisons qui nous poussent à faire ce que l’on fait, on prend du recul et on analyse la portée de notre projet, ses objectifs.
Puissant, non ?

 

Cette dernière étape me permet aujourd’hui de vous écrire ces mots qui je l’espère vous seront utiles. Si j’avais attendu d’avoir la plus belle plume, je n’aurais jamais écrit ces lignes.

 

À très vite !
Wissame